Yambo Ouologuem

Yambo Ouologuem (1940 – 2017), écrivain malien, était le fils unique d’une famille aristocratique malienne Tidjaniya. Né en 1940 à Bandiagara, principale ville de la région Dogon du Mali (qui faisait alors partie du Soudan français). Après avoir obtenu son baccalauréat dans un lycée de Bamako, la capitale, il s’est rendu à Paris en 1960, où il a étudié la sociologie, la philosophie et l’anglais au lycée Henry IV. De 1964 à 1966, il a enseigné au lycée de Charenton, en banlieue parisienne, tout en préparant un doctorat en sociologie à l’École Normale Supérieure. Son premier roman, Le devoir de violence (1968-2023), remporte le prix Renaudot. Il publie ensuite Lettre à la France nègre (1969) et Les mille et une bibles du sexe (1969) sous le pseudonyme d’Utto Rodolph. Le devoir de violence a d’abord été bien accueilli, mais les critiques ont ensuite accusé Ouologuem d’avoir plagié des passages de Graham Greene et d’autres auteurs établis tels qu’André Schwartz-Bart. À la suite de cette affaire, Ouologuem s’est détourné de la presse occidentale et est resté reclus jusqu’à la fin de sa vie.

Yambo Ouologuem (1940 – 2017) was a Malian writer.  He was born an only son in an aristocratic Tidjaniya Malian family in 1940 in Bandiagara, the main city in the Dogon region of Mali (then a part of French Soudan). After matriculating from the capital city of Bamako, he went to Paris in 1960, where he studied sociology, philosophy, and English at Lycée Henry IV and from 1964 to 1966, he taught at the Lycée de Charenton[1]  in suburban Paris, while studying for a doctorate in sociology at the École Normale Supérieure. His debut novel, Le devoir de violence (English: Bound to Violence, 1968/2023), won the Prix Renaudot. He later published Lettre à la France nègre (1969) and Les mille et une bibles du sexe (1969) under the pseudonym Utto Rodolph. Le devoir de violence was initially well-received, but critics later charged that Ouologuem had plagiarized passages from Graham Greene and other established authors such as André Schwartz-Bart. Yambo Ouologuem turned away from the Western press as a result of the matter, and remained reclusive for the rest of his life.